La rue est dangereuse ! cela on le sait tous et elle l’est encore plus pour les enfants. Cependant, au-delà des dangers d’agressions physiques dont nous pouvons tous être victimes, les enfants, en Côte d’Ivoire, sont eux victimes d’une agression psychologique.

 

Leurs jeunes esprits sont troublés par des images choquantes que leurs yeux innocents ne devraient voir.

 

Cette image traduit bien la réalité vécue par beaucoup d’enfants ivoiriens, exposés à la pornographie sous le fallacieux prétexte de la liberté de la presse. Des ONG ont déjà porté plainte sans obtenir le retrait de ces journaux de la rue. Des pétitions ont été signées par milliers sans que cela n’émeuve les autorités. Que reste t-il à faire ? Que chaque parent mette des œillères à ses enfants ?  journo_porno 

 

Dans un pays où le taux de prévalence du VIH SIDA nous place à une macabre première place en Afrique de l’ouest, on gagnerait à sensibiliser les enfants sur la sexualité plutôt qu’à les exposer à des images si choquantes.

 

La situation ne s’arrange pas non plus car la crise que le pays traverse a fait exploser le secteur de la prostitution qui est devenue pour beaucoup de jeunes filles, le seul moyen pour survivre.

 

Comment s’étonner plus tard de l’augmentation du nombre d’agressions sexuelles ?

 

Peut être des actions plus énergiques devraient être menées ? N’a-t-on pas vu dans ce pays, des journaux de l’opposition déchirées, leurs sièges saccagés et interdits de parution de fait, par des jeunes gens proches du pouvoir pendant les heures chaudes de la crise ? Bien sûr, personne n’a été poursuivi. Dans le pays de l’impunité. On pourrait donc pour une fois en faire autant avec ces journaux pour qu’ils quittent la rue mais peut être que là, l’impunité va cesser, sait-on jamais.

 

En attendant, prions Dieu que nos enfants ne deviennent pas des obsédés sexuels.